Ah ! Les subtilités de la météorologie !  De la terminologie aux erreurs d'interprétation des prévisions en passant par les mythes et les histoires plus souvent qu'autrement fantaisistes, il est très souvent difficile de s'y retrouver pour le commun des mortels. Personnellement, les cheveux me frisent lorsque j'entends certaines personnes dire qu'il tombe de la grêle à -5°C en plein mois de janvier... Qu'il y a eu une «mini tournade» !  Ou «une grosse» orage, alors qu'il a seulement tombé une pluie forte de surcroît !  Erreurs grammaticales ou erreurs scientifiques, il y a place à amélioration!

Bref, dans cette section, je partage avec vous des informations qui, je l'espère, vous permettront de mieux comprendre la météorologie de tous les jours tout en utilisant le vocabulaire approprié et ainsi éviter de tomber dans de nombreux pièges. À votre tour, vous pourrez par la suite jouer au «prof» et rectifier certaines maladresses dans une éventuelle discussion ou tout simplement à l'écrit.

Le virga désigne toute forme de précipitations n'atteignant pas le sol.

Selon la température, il est formé de cristaux de glace qui se subliment ou de gouttes liquides qui s'évaporent sous un nuage en passant dans une couche épaisse d'air non saturé (taux d'humidité peu élevé).

On peut retrouver du virga sous tous les types de nuages donnant des précipitations, quelle que soit leur altitude.

Les premières précipitations provenant d'un front chaud tombent d'un nimbostratus et commencent souvent en virga car l'air est encore sec dans les basses couches de l'atmosphère.

À noter que le nom virga peut être utlisé au masculin et au féminin (du virga ou de la virga).

 

 

Voici une question concernant la température maximale et minimale d'une journée à des fins statistiques...

La température maximale enregistrée au cours d'une journée doit se situer à l'intérieur d'un laps de temps considéré. Mais quel est ce «laps de temps considéré» ?
Est-ce de minuit à minuit (durant une période de 24 h, peu importe le moment de la journée), de 8 h le matin à minuit le soir, etc. ?

Même chose en ce qui concerne la température minimale : est-ce la température la plus basse entre minuit et 8 h le matin ou la température la plus basse de minuit à minuit, même si elle se situe à 13 h de l'après-midi ?

Voici ma réponse. Elle m’a d’ailleurs été confirmée ce mercredi après-midi par M. Sylvain Boutot, spécialiste en renseignement météorologique de l'équipe nationale de réponse du SMC (ENRDP) chez Environnement Canada.

En générale, la période se termine à 0600 UTC (Zulu) de chaque jour (bref, de 2 h à 2 h la nuit sous l’HAE). Donc, les températures maximales et minimales sont enregistrées durant cette période de 24 heures, peu importe quand elles sont atteintes durant ladite période.

 

 

 

La fonte du couvert nival

 

 

Une partie de la neige disparait par sublimation (passage de l'état solide à l'état gazeux, sans passer par l'état liquide) et le reste sous forme de ruissellement.

 

Sublimation

 

Si l'air est sec (peu d’humidité) et le ciel ensoleillé, la neige fondera principalement par sublimation et le ruissellement sera quasi absent.

Une mince couche de neige sur le dessus du couvert nival disparaît alors très lentement, graduellement ; un, deux ou trois cm par jour selon le cas.

Alors, même s’il fait -8°C, une mince couche de neige peut disparaître.

Il y aura très peu ou pas d’eau dans les rues (outre celle provoquée «artificiellement» par l’épandage d’abrasifs).

 

 

Ruissellement

 

Contrairement à la sublimation, la fonte par ruissellement est beaucoup plus tangible et concrète avec les marres d’eau qu’elle engendre un peu partout.

Cette fonte peut provoquer la perte de plusieurs cm par jour ; parfois jusqu’à 15 ou 20 cm si les conditions ultimes sont réunies.

Voici les «ingrédients» nécessaires pour provoquer le ruissellement.

 

L’état du ciel

La relation entre la couverture nuageuse et les rayons du soleil a un impact sur la fonte.

Si les températures se situent au-dessus de 0 °C, les nuages ont pour effet de retenir la chaleur causée par les rayons du soleil au sol. Donc, la fonte s’accélère.

En contrepartie, les rayons solaires seront moins efficaces si le ciel est dégagé, puisque la chaleur sera réfléchie vers le ciel.

 

 

Température / Taux d’humidité / Point de rosée (pdr)

Pour qu'il y ait une vraie bonne fonte, il ne suffit pas que la température soit au-dessus du point de congélation et/ou que le soleil soit présent.

Le point de rosée doit être lui aussi au-dessus de 0°C. Donc, il faut un bon taux d'humidité dans l'air (surtout si la température n’est que légèrement au-dessus du point de congélation).

Le point de rosée est lié directement à la quantité de vapeur d'eau dans l'air. Il définit le degré de saturation de l’air ; c’est donc une donnée qui indique à quelle température l'air devient saturé en humidité.

Ainsi, si la température est de +6°C et que le point de rosée est également à +6°C, l'air est saturé et le taux d'humidité affiche 100 %. Inversement, si la température est de +6°C, mais que le point de rosée est à -9°C, cela signifie que l'air est très sec. Plus l'écart est grand entre le point de rosée et la température, plus l'air est sec.

S’il fait +4°C et que le point de rosée est bien au-dessus de 0°C, la neige fond à une vitesse effarante ! S’il fait +4°C, mais que le point de rosée est à -8°C, la neige ne fond presque pas dans ces conditions, malgré les +4°C et le soleil probablement présent ! Nous dirons plutôt que la neige se sublime ; mais cette action engendre une plus faible diminution du couvert de neige comme vous le savez désormais.  Nous avons «l’impression» que la fonte est spectaculaire puisque l’asphalte et les toits se réchauffent rapidement et la neige au-dessus fond tout aussi rapidement.  Mais, s’il n’y a pas ces «sources de chaleur», il y a beaucoup moins d’eau qui s’accumule ou qui ruisselle un peu partout.

 

 

La pluie

La goutte de pluie fait fondre la neige pour la simple et bonne raison qu’elle touche le sol à une température supérieure au point de congélation.  Comme la pluie est plus chaude, le couvert de neige absorbe l’eau et fond plus rapidement.  En s’infiltrant, la pluie fait fondre également la neige à l’intérieur du couvert neigeux.  Il faut des quantités significatives de pluie cependant pour faire fondre la neige.

 

 

Le vent

Le vent est un ennemi invisible pour la neige ce qui a pour effet de stimuler sa fonte.

En fait, le contact de l’air avec la neige fait en sorte qu’une zone plus froide se forme sous le tapis blanc. Cette zone froide protège la neige de la fonte.  Le vent, surtout si la température de l’air est supérieure à 0°C, viendra constamment enlever cette couche protectrice et l’exposer à l’air doux.

Lorsque la température ET le point de rosée sont largement au-dessus du point de congélation, les vents accélèrent doublement la fonte.

Bien entendu, le type de neige au sol et la capacité d’une surface à retenir la chaleur entrent en ligne de compte. Par exemple, une neige fraîche fondra plus rapidement qu’une neige compactée et glacée.

Notons également que la température du sol a évidemment son mot à dire sur la fonte de la neige.

 

 

 

Bref, voici un exemple de recette parfaite pour avoir une fonte importante :

Ciel variable ou modérément voilé ;

Vents (de préférence du sud sur notre territoire…) de 40 à 70 km/h ;

Température de +6°C (ou plus) ;

90% d’humidité (ou plus), donc un point de rosée près de +5°C (ou plus).

 

Avec ces conditions, préparez votre canot !

 

 

En terminant, gardez toujours en tête le principe suivant.  La neige blanche réfléchi les rayons du soleil ; elle ne les absorbe pas. Le soleil ne fait pas fondre directement la neige.  Donc, contrairement à ce que nous pouvons croire, une neige «sale», peu ou modérément garnie de terre provenant de l’épandage hivernal aide à faire fondre la neige.

 

 

L'intensité de la pluie se calcule ainsi :

 

Faible pluie : moins de 2.5 mm/h 

Pluie modérée : de 2.6 mm/h à 7.5 mm/h 

Pluie forte : 7.6 mm/h et plus

Les dates de début des saisons soulignent les 4 événements astronomiques qui régissent le cycle des saisons. Les équinoxes du printemps et de l’automne marquent les 2 jours de l’année où la durée du jour est égale à la durée de la nuit tandis que les solstices d’été et d’hiver soulignent respectivement la journée la plus longue et la plus courte de l’année.


C’est l’inclinaison de la Terre qui est la cause de cette variation de la durée du jour au courant de l’année. Et c’est cette même inclinaison qui explique que la force des rayons du soleil augmente à l’approche de l’équinoxe du printemps pour culminer au solstice d’été et ainsi engendrer les mois les plus chauds de l’année. C’est le phénomène inverse qui se produit à l’approche de l’équinoxe d’automne alors que le Soleil monte de moins en moins haut dans le ciel et que les journées raccourcissent jusqu’au solstice d’hiver. À Montréal, la durée du jour varie d’environ 7 heures dans une année. Alors que le jour dure moins de 9 heures au solstice d’hiver, le jour dure presque 16 heures lors du solstice d’été.


Source : meteomedia.com

Au Québec, les marées se font sentir de l'embouchure du fleuve jusqu'à Trois-Rivières approximativement. À Québec par exemple, le niveau du fleuve peut varier de 3 à 5 m entre la marée basse et la marée haute. Cette différence de hauteur s'appelle le «marnage». Toutefois, les marées ne sont pas pareilles partout : la hauteur varie selon la situation géographique et la période de l'année. Plus on s'approche de l'océan Atlantique, plus la force des marées dans le Saint-Laurent est importante.


La force d'attraction qu'exercent la Lune et le Soleil sur les objets situés à la surface de la Terre est l'une des causes du phénomène des marées. Bien sûr, cette attraction ne permet pas de soulever ou de faire bouger les objets! La masse d'eau contenue dans les mers et les océans est très grande, mais la force d'attraction est malgré tout assez importante pour y provoquer des déformations. Même notre corps subit aussi cette force d'attraction, mais elle est beaucoup trop faible pour que nous puissions nous en rendre compte!


Bien que la masse du Soleil soit beaucoup plus importante que celle de la Lune, c'est surtout la Lune qui influe sur les marées. Comme la Lune se trouve beaucoup plus près de la Terre, son influence est un peu plus de deux fois supérieure à celle du Soleil. Au moment de la nouvelle lune ou de la pleine lune, le Soleil, la Lune et la Terre sont alignés. Les attractions combinées de la Lune et du Soleil créent alors des marées plus importantes. On les nomme «grandes marées» ou marées de vives-eaux. À ce moment, les marées peuvent être quelques mètres supérieurs aux marées habituelles.


Par contre, lorsque la Lune et le Soleil occupent des positions où leurs forces d'Attraction touchent des endroits différents sur la Terre, les marées montent et baissent peu. Ce sont les faibles marées ou marées de mortes-eaux.


Le mouvement de rotation de la Terre est un autre phénomène qui influence les marées. Les forces d'attraction de la Lune et du Soleil combinées avec le mouvement de rotation de la Terre provoquent deux cycles de marées dans une période d'environ 25 h : deux marées hautes et deux marées basses. Chacune des marées dure un peu moins de 6 h et il y a toujours, entre deux marées, un moment où le niveau de l'eau est constant. Cette période, qu'on nomme «l'étale», dure environ 20 minutes.

La formule de conversion est ° F = (° C x 9/5) + 32 ou, à l'inverse, ° C = (° F - 32) X 5/9.


Par exemple, s'il fait 27°C, je fais : 27 x 9 / 5 = 48.6 + 32 = 80.6°F

Il faut faire la différence entre poids et masse!! La masse correspond à ce que pèsent les éléments en eux mêmes, alors que le poids est défini par Poids = Masse x Gravité (qui s'exerce sur l'objet). La gravité sur la Lune est plus faible que sur Terre, donc on aurait un poids inférieur, alors que notre masse est constante !


La masse d'un objet mesure simplement la quantité de matière contenue dans cet objet, c'est à dire la masse des particules qui constituent cet objet (atomes ou molécules). Cette quantité de matière (donc la masse) sera la même quel que soit l'endroit où se trouve l'objet dans l'univers.


Le poids mesure, lui, la force d'attraction qu'exerce un astre sur un objet et cette force d'attraction sera d'autant plus grande que cet astre aura une masse élevée. Ce qui signifie que le poids d'un objet varie dans l'univers et dépend de l'astre où il se trouve. C'est Newton, le premier, qui s'est aperçu que la Terre attirait les objets vers elle. Si cet objet se situe à une distance extrêmement grande d'un astre, il ne subira quasiment aucune attraction et son poids sera quasiment nul. On dit que l'objet est en apesanteur (impesanteur dans une navette en orbite).


Donc, masse et poids sont des grandeurs différentes mais sont quand même reliées l'une à l'autre.


La gravité sur la Terre est environ 6 fois plus grand que celle sur la Lune, c'est à dire que la Terre attirera les objets 6 fois plus vers elle que la Lune et que leur poids sera 6 fois plus grand sur la Terre que sur la Lune (comme peuvent le constater les héros de Tintin dans "On a marché sur la Lune").


Puisque la gravité sur la Lune est 6 fois plus faible que celle sur la Terre, un homme sur la Lune exercera une force sur la surface de la Lune 6 fois plus faible que celle qu'il exercera sur la surface de la Terre. Bref, son poids sera 6 fois moindre sur la Lune que sur la Terre.

Sur plusieurs cartes météorologiques et images satellites, vous retrouvez une indication de l'heure à laquelle la photo a été prise ou l'heure à laquelle la carte est valide. Le «Z» signifie «Zulu» (il faut prononcer «zoulou»). L'heure universelle (T.U.C. qui signifie «le temps universel coordonné», U.T.C. en anglais), l'heure GMT (Greenwich) ou l'heure Zulu, sont tous des synonymes.

 

Les cartes sont souvent exprimées avec l'heure universelle par convention. Pour comprendre ce phénomène, il faut se remémorer son cours de géographie et se rappeler que l'heure change en fonction des méridiens, de la longitude. C'est ce qui est la base des fuseaux horaires. Il existe un fuseau horaire universel: celui où la longitude est de 0 degré, le méridien de Greenwich situé en Angleterre. Utilisé à l'origine par la marine marchande et par la flotte Royale Britannique au 19e siècle, il est devenu le standard international.

 

L'avantage est évident lors d'un contact avec une station d'un autre pays ; les deux stations auront inscrit la même heure et la même date au livre de bord.

 

Ce qui est important pour nous, c'est de convertir correctement l'heure locale à l'heure Zulu et vice-versa. Le hic, c'est qu'il y a 2 conversions, selon que nous soyons à l'heure normale ou à l'heure avancée (d'été). À l'heure normale de l'Est (H.N.E.), il faut enlever 5 heures pour obtenir l'heure au Québec (à midi H.N.E. il est 17Z). À l'heure avancée de l'Est (H.A.E.), il faut enlever 4 heures pour obtenir l'heure au Québec (à midi H.A.E., il est 16Z).

Cool Lorsque j'écris «risque de...», ça ne signifie pas «certitude». S'il y a un risque de pluie verglaçante, cela signifie qu'il y a une certaine probabilité que ça arrive. Si cette probabilité est élevée, voire 100%, le mot «risque» ne sera pas utilisé.

 

Cool «à l'intérieur des terres», ça commence où «l'intérieur des terres» ? Roll Eyes En fait, il ne faut pas voir cette expression (autant ici que sur le site d'E.C.) comme une ligne bien définie. Il faut le voir comme un système de gradation. Si je dis que ce sera plus chaud à l'intérieur des terres, il faut simplement comprendre, par exemple, que sur les berges à Kamouraska et à St-Germain ce sera plus frais qu'à St-Pascal et St-Philippe, puis à St-Alexandre et à St-Onésime il fera légèrement plus chaud, St-Antonin et Sainte-Perpétue encore plus et ainsi de suite jusqu'à la frontière du Maine, comme à St-Athanase et St-Pamphile.

 

Cool «Éclaircies» et «percées de soleil» ce n'est pas la même chose. Lors d'une éclaircie, il n'y a simplement qu'un peu plus de lumière (nuages moins denses). Lors de percées de soleil, on voir un bout de ciel bleu ainsi que le soleil.

 

Cool Le terme «averse» signifie une précipitation soudaine et de courte durée.  Il y a des périodes où il ne tombe rien. Quelques fois, il peut y avoir seulement 2 ou 3 averses d'une durée de 2 ou 3 minutes dans une journée et c'est le terme «averses» qu'il faut utiliser.

«M. Yvan, vous écrivez à l’occasion qu’il faut se méfier des «effets locaux» au Kamouraska qui peuvent engendrer certaines contradictions par rapport aux prévisions publiques. Que voulez-vous dire au juste

 

À priori, il faut avouer que l’élaboration d’une prévision météorologique n’est pas une sinécure ! Les météorologues doivent travailler avec la contrainte de faire des «prévisions médianes» puisque le territoire couvert par celles-ci est énorme. De toute façon, ce n’est absolument pas envisageable de produire des prévisions pour chaque petite région et encore moins pour chaque ville. Régulièrement, un simple déplacement de quelques dizaines de km d’un centre dépressionnaire transforme une prévision de 10 cm de neige à rien du tout en moins de quelques heures.

 

Ceci étant dit, il faut ajouter à ça l’aspect orographique (le relief) qui influence l’état du ciel, le type de précipitation, la direction et la vitesse du vent, etc.

 

Imaginez le défi que vivent les prévisionnistes qui doivent composer avec tous ces facteurs (et bien d’autres encore), mais avec l’obligation de faire un texte de quelques lignes qui est représentatif d’une grande partie du Québec! Par exemple, pour notre coin de pays, les météorologues d’E.C. font un texte qui doit couvrir, d’ouest en est, St-Roch-des-Aulnaies jusqu’à Trois-Pistoles et du fleuve jusqu’à la frontière Maine/Témiscouata du nord au sud!!! Rajoutons à ça des facteurs particuliers pour certaines villes qui viennent modifier les éléments de la nature et nous pouvons très rapidement nous retrouver avec des conditions bien différentes de ce qui était écrit sur papier, c’est bien certain!

 

Par ailleurs, il faut comprendre également que les météorologues, comme la plupart des scientifiques, utilisent un logiciel (une interface) qui comporte nécessairement certaines limites. Les prévisions dépendent de tellement d’éléments que, si nous tenions compte d’absolument toutes les variables avant d’émettre une prévision pour le lendemain, nous serions déjà rendu au… surlendemain!

 

Nous avons toutes les raisons du monde d’être fiers de nos météorologues québécois puisqu’ils relèvent de nombreux défis et je juge qu’ils se surpassent dans ces conditions.

 

Donc, pour en revenir à nos moutons, le Kamouraska est reconnu pour ses phénomènes météorologiques particuliers lorsqu’une dépression, par exemple, nous amène une situation bien précise.

 

Il faut savoir premièrement que le tronçon ou la vallée du St-Laurent est la plus encavée se situe approximativement entre Montmagny et le Kamouraska avec 30 km séparant les Laurentides (environ 900 m) et les Appalaches (jusqu'à 600 m dans le coin du Lac Trois-Saumons) ; c’est probablement la pièce maîtresse ici! Sur une carte météorologique, lorsque les isobares (lignes de pression) à l'échelle synoptique (carte représentant un grand territoire) sont orientées NO-SE ou N-S (vent NO ou N) la circulation est perpendiculaire à la vallée, ce qui modifie l'orientation des isobares au Kamouraska par convergence/divergence, ce qui implique un changement des vents au sol qui vont alors souffler dans l'axe de la vallée.

 

Les différences locales de température entre les secteurs riverains et ceux à l’intérieur des terres engendrent également une variation journalière du champ de pression local et de stabilité ce qui renforce ou contre un effet purement orographique. C'est pour cela qu'avec ce genre de circulation, les vents du NO se calment généralement le matin sur la Côte-du-sud et deviennent faibles. Peu à peu, le vent du SO commence à souffler à l'Île d'Orléans et s'étend vers l'est plus tard, parfois même jusqu'à RDL. Pendant ce temps, les vents soufflent de l'O à Québec et du NO à RDL. Ils sont particulièrement forts dans le coin de l’Isle-Verte/Trois-Pistoles puisque le corridor de vents forts canalisés dans le Saguenay se jette là-bas. Le soir, le vent redevient NO sur la Côte-du-sud jusqu'au lendemain matin.

 

Concrètement, cela signifie aussi qu’à l’occasion, au lieu d’avoir des vents NE à 70 km/h, nous avons des vents à 30 km/h… Au lieu de recevoir 30 cm de neige, nous n’en recevons que 10 cm, alors que tout autour il tombe vraiment 1 pied de neige. Le contraire peut très bien se produire aussi…

 

 

 

* Cette capsule a été créée grâce à la participation de M. Olivier Fortin, météorologue chez EC, section Analyse et pronostic à Dorval.

Le mécanisme est assez simple. La brise de mer survient lorsqu’il y a un réchauffement inégal de la terre ferme et des plans d’eau.

 

Prenons par exemple une journée où le soleil est de la partie. Le vent est calme du sud vers 8 h le matin. La température de l’air au-dessus du sol devient rapidement supérieure à la température de l’air au-dessus du fleuve. Puisque l’air froid est plus dense que l’air chaud, celui-ci entre à l’intérieur des terres et chasse l’air chaud, tout simplement. Le vent se met alors à souffler à 15, 20 et même 25 km/h du nord!

 

Quelques fois, l’air froid arrive avec force ce qui engendre beaucoup plus de vent! La brise de mer est un phénomène local qui se produit seulement lorsque les vents dominants sont faibles. Elle peut être ressentie jusqu’à 20 et même 25 km à l’intérieur des terres. L’inverse peut arriver aussi : il s’agit de la brise de terre qui arrive le soir et la nuit. La perte de chaleur par rayonnement donne plus de densité à l’air côtier, chassant à son tour un air marin encore chaud.

 

L’intensité de ces brises dépend donc du contraste thermique, de l’instabilité de l’air le plus chaud, du vent en altitude, de la force de friction, de la forme du rivage et de l’étendue du plan d’eau.

Ma station météorologique ainsi que tous les instruments installés chez moi ne servent pas vraiment à dire le temps qu'il va faire. Ce sont des appareils qui servent à recueillir différentes statistiques du temps qu’il fait. C’est grâce à ces outils que je peux partager avec vous certaines données sur le site comme la température, le taux d’humidité, la vitesse des vents, la quantité de neige ou de pluie reçue, etc.

 

Pour faire mes prévisions, je dois analyser moi-même des modèles informatiques, des cartes satellitaires et météorologiques, je dois tenir compte de différents paramètres, des effets locaux, etc. Bref, une bonne prévision détaillée incluant le moyen et le long termes comme je le fait habituellement demande généralement entre 3 et 5 heures de travail devant l’écran d’ordinateur selon  le cas

 

Et dire que les données changent souvent plusieurs fois par jour !

 

Être météorologue demande de la rigueur, un bon jugement et de la patience, du professionnalisme, une excellente base en sciences de l'atmosphère et une bonne connaissance des effets locaux . Il faut être un bon observateur, avoir le souci du détail et accepter………………..de se faire déjouer par Dame Nature !

Faites-vous partie de ceux et celles qui raffolent des prévisions à longue échéance? Attention! Vous allez subir un choc!

 

Saviez-vous que les prévisions de plus de 2 jours sont produites de façon entièrement automatisées, sans intervention humaine?

 

En effet, les prévisions à long terme (de plus de 48 heures) sont le résultat d'un traitement des variables météorologiques issues des sorties directes des modèles et des aides statistiques. Un encodeur génère une prévision textuelle à partir d'un ensemble de règles prédéterminées. Bref, c’est une machine qui génère les petites icones et le court texte qui lui est associé. Que ce soit sur le site d’Environnement Canada ou celui de Météo Média (même à la télé), dès que vous regardez les prévisions à plus de 2 jours d’avance, vous êtes ni plus ni moins en train d’observer le travail d’un ordinateur.

 

À l’opposé, les prévisions à court terme (48 heures ou moins) sont rédigées, revues et validées par un météorologue.

 

 

Prévision à court terme : HUMAINE

 

* Échéance 0 à 48 h : Aujourd’hui et demain;
* Préparée par un(e) météorologue;
* Précision de 85% (les 12 premières heures) à 70 % (36 à 48 heures);
* Pour un territoire plus restreint.

 

 

Prévision à long terme : AUTOMATISÉE

 

* Prévision des jours 3 à 7;
* Préparée par un ordinateur (interface);
* Précision plus faible de 70% (jour 3) à 55% (jour 7);
* Territoire plus large.

 

Imaginez maintenant sur 15 jours……………………………

 

Il faut donc prendre ça avec un grain de sel. L’important étant d’observer s’il y a une «tendance» qui semble s’installer.

 

La plupart du temps, les maximums de la journée sont atteints entre 15 h et 18 h en après-midi, du mois de mars au mois d'octobre approximativement. Pour la période hivernale, le mercure est à son apogée entre 12 h et 14 h 30.

 

Par contre, les fronts chauds et les fronts froids ne suivent pas nécessairement le cycle solaire quotidien d'une journée «normale» ! Les masses d'air ne s'informent pas de l'heure qu'il est pour modifier la température au sol. Il arrive de temps en temps que la température la plus chaude soit enregistrée au beau milieu de la nuit ! Fréquemment, nous pouvons lire aussi dans les prévisions d'E.C. par exemple : «...Maximum près de 5°C le matin puis température à la baisse pour atteindre -4°C en fin d'après-midi...».  Tout est possible !

 

Donc, si le temps est au beau fixe et que nous sommes sous l'influence d'un anticyclone en plein mois de juillet, les chances sont bonnes pour que la température culmine vers 17 h.

La grêle est un type de précipitation. Un grêlon est un amas de glace qui se forme pendant un orage quand les gouttelettes d'eau ont été projetées en hauteur aux abords glacés d'un nuage orageux (cumulonimbus). En général, au Canada, la grosseur des grêlons va de celle de petits pois à celle d'oranges, mais certains ont atteint la grosseur d'un pamplemousse. Bref, il n'y a pas de grêle en hiver!

 

Le grésil est également un type de précipitation. C'est un mot utilisé par les Canadiens pour décrire des gouttelettes de pluie gelées, d'un diamètre d'au plus 5 mm, généralement sphériques et qui rebondissent après avoir heurté une surface dure. Le grésil est assez fréquent en hiver et peu probable en été. La gouttelette part du nuage et traverse une couche dans laquelle la température est supérieure à 0°C; elle est donc liquide. Cependant, si par la suite elle rencontre une couche dont la température est inférieure à 0°C avant d'arriver au sol, elle a donc le temps de geler. Le grain de grésil a fréquemment un noyau liquide; seule son enveloppe est gelée.

Le verglas ne tombe pas du ciel...; la pluie verglaçante est une forme de précipitation et le verglas (couche de glace au sol ou sur les objets) en est la conséquence. Bref, la pluie verglaçante c'est tout simplement de la pluie qui tombe du ciel, mais qui gèle au sol pour former de la glace ; c'est cette glace qu'on appelle le verglas.

 

precipitation

 

L'expression «Orage électrique» est un pléonasme: le mot électrique est inutile puisque par définition il y a toujours de la foudre, des éclairs et du tonnerre qui accompagnent un orage. Dans le même ordre d'idées, si vous entendez une personne dire qu'il vient d'y avoir un bon orage, alors que dans les faits il n'y a eu que de la pluie, vous pouvez le corriger ; c'est une averse qu'il vient de vivre et non un orage et ce MÊME S'IL Y A EU UN DÉLUGE! Je répète, pour parler d'orage il doit y avoir obligatoirement des éclairs et du tonnerre !

Pas du tout! La foudre peut traverser la brique et le béton, elle ne se laisserait donc pas arrêter par quelques centimètres de verre! La foudre ne suit pas les courants d'air. Si nous fermons les fenêtres durant un orage, c'est simplement pour prévenir d'éventuels dégâts causés par le vent et la pluie!!! Prenez donc le temps d'admirer ces spectacles son et lumière gratuits ; ils sont si rares! Par contre, rappelez-vous que dans la maison lors d'un orage, le téléphone, la douche, les toilettes et les robinets sont à éviter autant que possible...

 

Dans une voiture, l'enveloppe métallique de l'auto nous protège de la foudre en absorbant l'énergie électrique ; ce n'est pas le caoutchouc des pneus qui nous protège. Il est fortement recommandé de ne toucher aucun objet métallique à l'intérieur de la voiture lorsque vous roulez sous un orage. Les risques d'électrocution sont là si la foudre frappe votre véhicule.

Les éclairs se forment toujours à l'intérieur d'un orage. Lorsque vous voyez des éclairs sans entendre le moindre tonnerre, c'est tout simplement que l'orage est trop loin ou le vent trop faible pour que le son se rende jusqu'à vous. D'une façon ou d'une autre, un éclair produit toujours une onde de choc qui se traduit par le tonnerre. Donc, les «éclairs de chaleur» n'existent pas !

 

La foudre ne se voit pas ; c'est une décharge électrique (électrostatique pour être plus précis) qui forme un couloir où l'air explose littéralement (tonnerre) puisqu'il est chauffé à près de 30 000°C ce qui créer une lumière (éclair). L'éclair est donc la trace lumineuse produite par la décharge électrique (foudre). À noter qu'il arrive régulièrement que l'éclair parte du sol pour monter vers le ciel! Oui, oui! Nous n'avons pas toujours le temps de le constater... Tout se passe en un éclair!

 

Le cumulonimbus est LE nuage associé aux orages. En général, il se situe à une altitude variant de 500 m à 20 000 m ; c'est donc un nuage à développement vertical comme les petits cumulus. D'ailleurs, avant d'être un cumulonimbus, ce nuage n'est qu'un petit mouton blanc appelé cumulus puisqu'il y a peu d'humidité dans l'air. Pendant la journée, si l'humidité augmente et que le mercure grimpe, l'air chaud et humide s'élève et fait gonfler nos petites boules de ouate. Parfois, en moins d'une demi-heure, les cumulus deviennent de larges cumulonimbus de quelques km de diamètre. Leur sommet est en forme d'enclume et la base plutôt plate. Au sein du nuage, des vents violents, soufflant parfois à 200 km/h, montent et descendent, entraînant les grêlons, les cristaux de glace et les gouttes d'eau. Les collisions entre ces particules chargent le nuage d'électricité. La plupart des particules chargées d'électricité positive se dirigent vers le haut du nuage, alors que celles chargées négativement se dirigent vers le bas. Lorsque l'électricité accumulée devient trop importante, il y a alors déséquilibre entre l'intérieur et l'extérieur du nuage. Des décharges se produisent d'abord dans le nuage même, puis du nuage vers l'extérieur. C'est l'orage qui éclate : le vent se lève, les éclairs zèbrent le ciel et la pluie, parfois mêlée de grêle, commence à tomber. Nos irréductibles Gaulois dans Astérix devaient prendre le mors aux dents dans ces conditions!!!!

 

Pas du tout! La longueur des éclairs peut varier d'une centaine de mètres à une vingtaine de kilomètres, MAIS, leur largeur n'est que de 5 cm en moyenne!

L’éclair précède le tonnerre, même si dans les faits, les deux phénomènes se produisent en même temps. C’est tout simplement parce que la lumière voyage beaucoup plus rapidement que le son. Le son qu’engendre l’explosion de l’air se déplace à 0,337 km/s, alors que la lumière de l'éclair qui a produit cette dilatation se déplace elle à 300 000 km/s. C'est pour cette raison que l'on observe toujours l'éclair avant d'entendre le tonnerre.

 

Pour calculer la distance de l'éclair, il suffit donc de compter le nombre de secondes séparant l'éclair de son bruit, puis de le diviser par trois. Le résultat ainsi obtenu correspond au nombre approximatif de kilomètres nous séparant de l'éclair. Par exemple, si 6 secondes séparent l’éclair du tonnerre, l’orage est alors à environ 2 km du lieu où l’on se trouve.

Oh ! que non ! On confond souvent ces deux phénomènes extrêmes qui sont pourtant très différents, autant par leur formation et leur étendue que par leurs effets.

 

D'une violence extraordinaire, l'ouragan est la tempête la plus destructrice en force et en étendue. Son diamètre peut varier de 300 km à 1 000 km selon son intensité. Il provoque d'énormes dégâts. On classe les ouragans par catégorie (1 à 5) selon l'échelle Saffir-Simpson. Un ouragan vit plusieurs jours, près de deux semaines quelques fois !

 

La tornade est soudaine, sournoise et des plus destructrices également. Bien plus petite qu'un ouragan (son diamètre moyen étant de quelques centaines de mètres), cette tempête dure à peine quelques minutes. Mais elle concentre en si peu d'espace tant d'énergie, qu'elle peut tout détruire sur son passage. Ses dégâts sont toutefois très localisés : la ligne de démarcation entre la zone dévastée et celle qui a été moins touchée est très nette. Les tornades sont classées en 6 catégories (F0 à F5) selon l'échelle de Fujita.

 

Ces trois appellations sont synonymes et désignent le même phénomène, c'est-à-dire une tempête d'origine tropicale d'une ampleur incroyable, qui provoque énormément de précipitations et de forts vents. La différence réside dans l'endroit où elles se trouvent sur la planète. Cette tempête se nomme «ouragan» lorsqu'elle prend naissance dans l'océan Atlantique ou dans le nord-est de l'océan Pacifique. On l'appelle «cyclone» lorsqu'elle provient du sud du Pacifique, et «typhon» lorsqu'elle se forme dans le nord-ouest du Pacifique ou dans l'océan Indien.

Tentons d'y voir clair! Il faut comprendre qu'il s'agit ici du même phénomène météorologique ; on lui donne un nom différent pour représenter la force des vents qu'il génère. Il y a un nom spécifique pour chaque phase. C'est un peu comme le cycle de la vie : naissance, enfance, adolescence, adulte, personne âgée, mort... En général, une personne va franchir ces étapes les unes après les autres et pour chaque étape il y a des caractéristiques qui lui sont propres.

 

Premièrement, une dépression tropicale est exactement similaire aux dépressions que nous avons au Québec... C'est simplement qu'elle naît dans les tropiques. Lorsque les vents soutenus soufflent de 63 km/h à 117 km/h, la dépression tropicale devient une tempête tropicale et on lui donne alors un nom. Elle se transforme en ouragan lorsque les vents soutenus moyens atteignent 118 km/h (catégories 1-2-3-4-5). Dès qu'il touche la terre ferme ou qu'il se déplace sur des eaux plus froides, l'ouragan est coupé de sa source de chaleur et perd de la vigueur. Lorsque les vents reviennent sous la barre des 117 km/h, on lui donne le nom de tempête post-tropicale, puis de simple dépression quand les vents n'excèdent plus 63 km/h.

 

Donc, dans l'ordre:


Dépression tropicale;
Tempête tropicale;
Ouragan;
Tempête post-tropicale;
Dépression

 

Même si les tornades se produisent généralement au-dessus du sol, on en voit parfois au-dessus des lacs ou de la mer : ce sont des trombes marines. Elles sont moins violentes, car la vitesse des vents dépasse rarement 80 km/h. Puisque c'est de l'eau qui est aspirée dans l'entonnoir venteux au lieu de la poussière ou des toits de maisons, les trombes sont blanches plutôt que de couleur sombre.

 

Depuis longtemps, on donne des noms aux tempêtes dont les vents soutenus moyens soufflent à plus de 63 km/h. Elles ont porté les prénoms des saints du jour, ceux de politiciens et de leurs femmes, puis des prénoms féminins en général. À partir de 1979, l'Organisation météorologique mondiale a établi des listes alphabétiques composées de prénoms féminins et masculins, en alternance : Alex, Bonnie, Charley, Danielle, Earl, Frances, etc. Ces listes comprennent un prénom pour chaque lettre de l'alphabet, sauf 5 (Q, U, X, Y et Z). Elles sont préparées pour chaque saison d'ouragans et sont réutilisées tous les 6 ans. Toutefois, on prend soin de retirer et de remplacer les prénoms des ouragans qui ont été particulièrement tragiques et dévastateurs afin d'éviter de les confondre avec d'autres ouragans qui seraient en train de se produire. C'est le cas, par exemple, des prénoms Allison, Floyd, Andrew, Mitch et Katrina.

Vents calmes = moins de 3.7 km/h
Vents faibles = en général de 3.8 km/h à 19 km/h
Vents modérés = en général de 20 à 59 km/h
Vents forts = de 60 km/h à 89 km/h
Vents violents = 90 km/h à 117 km/h
Vents de force ouragan = 118 km/h et plus

Les rafales sont des variations soudaines, rapides et brèves de la vitesse du vent. Elles se caractérisent par une fluctuation plus ou moins continue entre les pointes et les creux de la vitesse.Elles prennent vie lorsque le vent dépasse 28 km/h avec une différence d'au moins 9 km/h de la moyenne. Donc, il est faux de dire qu'il y a des rafales à 21 km/h...

Il y a aussi les grains qui sont en fait des rafales intenses. En effet, les grains sont des rafales de plus longue durée et de vitesses plus élevées. La vitesse augmente de 28 km/h ou plus au-dessus de la vitesse moyenne des deux minutes qui précèdent la hausse, la période de vitesses de pointe dure au moins deux minutes et la vitesse atteint une moyenne d'au moins 37 km/h sur au moins une minute pendant la période de pointe. En météorologie, on parle souvent de «ligne de grain».

 

 

* Cette capsule a été créée grâce à la participation de M. Michel Huot de St-Antonin.

Dans ses bulletins météorologiques, E.C. utilise toujours les termes «matin», «après-midi», «soir» et «nuit». Mais, à quelle heure commence le soir pour eux? Et le matin? Et le...

 

Matin = 6 h à midi
Après-midi = midi à 18 h
Soir = 18 h à minuit
Nuit = minuit à 6 h

 

Et ce 12 mois par année! Même s’il fait noir à 16 h en décembre, l’après-midi est une période comprise entre midi et 18 h quand même.

Même si le terme «couvert» est de moins en moins utilisé dans les prévisions, il y a tout de même une différence.

 

En météorologie, on entend régulièrement parler de ciel nuageux, d'une alternance de soleil et de nuages, nuageux avec éclaircies, ciel couvert, etc. Pour comprendre ces différences, il y a deux méthodes: la façon rapide et simple et la façon un peu plus scientifique... Pour pouvoir classer la quantité de nuages présents dans le ciel, on a inventé un système qui divise la voûte céleste en huit: l'octa.

 

 

Cette méthode est utilisée également dans le domaine de l'aviation:

Ciel clair (0 octa) : aucun nuage

Peu (1 ou 2 octas) : peu de nuages (moins de 20% du ciel)

Épars (3 ou 4 octas) : environ 30 à 50% de nuages

Fragmenté (5 à 7 octas) : environ 50 à 90% de nuages

Couvert (8 octas) : 90 à 100% de nuages.

 

La nébulosité est un terme très employé en météorologie qui signifie «couverture nuageuse». Ainsi, on entendra familièrement une «nébulosité croissante».

 

Dans les rapports météorologiques, la nébulosité et l'opacité des nuages sont signalés. La nébulosité est la fraction du ciel couverte par les nuages. L’opacité est la visibilité verticale à travers les nuages. Les nuages peuvent être minces et transparents comme les cirrus ou bloquer complètement la lumière.

 

Bref, il y a une échelle pour classer l’état du ciel selon la couverture nuageuse. En ce qui concerne les termes «nuageux» et «couvert», le truc simple est le suivant : lorsque nous pouvons distinguer les nuages et leurs contours, le ciel est nuageux et lorsqu’il n’y a pas de démarcation, que le ciel est uni, il est alors couvert.

 

 

La probabilité de précipitations (PdP) est la probabilité qu'une quantité mesurable (0,2 mm de pluie ou 0,2 cm de neige) tombe sur n'importe quel point de la région de prévision pendant la période de la prévision. Par exemple, une probabilité de 30 % signifie qu'il y a 3 chances sur 10 que de la pluie (ou de la neige en hiver) tombe en quantité mesurable là où vous vous trouvez. En d'autres termes, il y a une probabilité de 30 % qu'il pleuve ou qu'il neige là où vous êtes, et donc une probabilité de 70 % qu'il ne tombe rien à ce même endroit. Il faut aussi remarquer qu'une faible PdP n'indique aucunement qu'il fera soleil : cela signifie uniquement que la probabilité qu'il pleuve (ou neige) est faible.

«L’indice de refroidissement éolien» est l'effet de refroidissement du vent combiné à de basses températures. Quand il vente, nous ressentons davantage le froid parce que la température de notre peau baisse. Cette sensation de froid est ce que l'indice de refroidissement éolien quantifie. «L’indice humidex» en été est la sensation d’inconfort que nous ressentons à cause de l’humidité élevée dans l’air.

 

À noter qu’il ne faut pas ajouter de signe de degré (ou toute autre unité) après le nombre indiquant le refroidissement éolien ou l'humidex puisqu’ils sont des indices et non des quantités physiques. En d'autres termes, ces quantités sont calculées et non pas mesurées. Bien que ces indices soient calibrés en fonction de l'échelle de température Celsius, on n'indique pas °C après leurs valeurs numériques pour mettre l'accent sur le fait que ce ne sont pas des températures.

Le phénomène est le même. Par convention, les météorologues parlent de brume lorsque la visibilité est plus de un kilomètre et de brouillard si la visibilité est inférieure à un kilomètre.

 

La différence entre la brume et le brouillard est donc essentiellement la densité dans l'air des gouttelettes produites et leurs tailles. Dans la brume les gouttelettes sont plus petites et leurs tailles moindre ce qui réduit moins fortement la visibilité. Bref, on voit assez bien = brume. On woé arien = brouillard ! Laughing

Pour calculer son équivalent en eau, on fait fondre la neige captée, par exemple, dans un nivomètre Nipher. Le nivomètre Nipher a été conçu de telle façon que la turbulence est réduite à son ouverture et il se trouve assez haut pour que la plus grande partie de la neige balayée par le vent ne puisse y pénétrer.

 

Dans bien des cas, on peut appliquer un rapport de 10 à 1 pour déterminer l'équivalent en eau. En d'autres mots, 1 cm de neige, une fois fondu, serait équivalent à 1 mm d'eau.

 

Toutefois, ce rapport d'équivalent en eau de 10 à 1 n'est pas exact. Les exceptions comprennent la neige très floconneuse (neige qui détient moins d'eau), où le rapport neige à liquide pourrait être de 15 à 1, ou plus, (par exemple, 15 cm de neige donneraient 10 mm d'eau). La neige peut, au contraire, être très lourde et chargée d'eau, ce qui donnerait un rapport de 5 à 1 (par exemple 10 cm de neige donneraient 15 mm d'eau).

 

Quelques fois, les prévisions d’E.C. ne mentionnent rien au sujet du vent. Normalement, dans le texte des prévisions, le vent apparaît seulement lorsque les météorologues prévoient qu'il sera d'au moins 20 km/h. Les vents plus légers varient trop d'un endroit à l'autre pour qu'ils puissent les prévoir avec exactitude.

Le «noeud» est l'unité de mesure de la «force du vent» utilisée dans les prévisions maritimes au Canada. Il est, en fait, la vitesse du vent exprimée en «milles marins à l'heure». Un mille marin est égal à une distance de 1.852 kilomètres.

 

Donc, si les vents soufflent à 18 nœuds, cela signifie que la force des vents correspond à 33 km/h approximativement (18 x 1.852 = 33.336).

Ben non, ce n’est pas du poulet! Millibars (mb), hectopascal (hPa) et kilopascal kPa) sont des unités de mesure pour la pression atmosphérique.

 

1 hPa = 1 mb = 0,1 kPa

 

Ainsi, 1013,25 mb = 1013,25 hPa = 101,325 kPa

 

Alors, pour répondre à la question de départ, non, ce n’est pas la même chose. D’une part nous avons des unités de pression atmosphérique et le PFK augmente la pression....... artérielle !

Les vieux baromètres qui donnent des valeurs entre 28 et 31 utilisent tout simplement l’unité «pouces de mercure» (Hg) pour mesurer la pression. Le facteur de conversion est d'environ 33,9 hPa, ou 3,39 kPa, par pouce de Hg. Vous devez donc diviser la pression en kPa par 3,39 pour l'obtenir en pouces de Hg, ou multiplier la valeur en pouces de Hg par 3,39 pour la convertir en kPa.

 

Par exemple, si votre vieux baromètre indique 30 et que vous voulez obtenir la pression barométrique en hPa, il suffit de faire 30 x 33.9 = 1017 hPa.

 

Pour débuter, il est important de savoir qu'une année ne dure pas vraiment 365 jours, mais bien 365,26 jours! Il y a donc un décalage d'à peu près 6 heures par année. Au bout de 4 ans, nous avons approximativement l'équivalent d'une journée. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons les années bissextiles : replacer les saisons au bon endroit! En ajoutant une journée au mois de février, les saisons arrivent 18 heures plus tôt que l'année précédente ce qui permet de conserver le calendrier civil synchronisé avec le calendrier solaire.

 

Puisque l'atmosphère réfracte (dévie) la lumière du soleil, la durée du jour est alors un peu plus longue. D'ailleurs, lorsque nous observons un coucher de soleil, nous voyons le soleil qui glisse en direction de l'horizon. Lorsque celui-ci descend en dessous de l'horizon, l'atmosphère créée un effet de réfraction qui permet de voir le soleil quelques minutes de plus !

 

Les saisons sont des noms masculins (un bel été, un hiver...) de même que les noms «orage» et «éclair». Le nom «averse» est féminin (une averse).

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